Atelier intelligence collective “forêts” et “zones humides” au Gabon

Atelier intelligence collective au service des données scientifiques “forêts” et “zones humides” au Gabon

12 février 2026

Libreville

Du 8 au 14 février 2026, le One Forest Vision (OFVi) a soutenu à Libreville une mission stratégique consacrée à la co-construction d’infrastructures publiques de partage de données scientifiques pour les forêts et les zones humides.

Photo de groupe prise à l’issue de la réunion
Photo de groupe prise à l’issue de la réunion © AGEOS

Cet atelier collaboratif organisé avec l’Agence Gabonaise d’Études et d’Observations Spatiales (AGEOS), réunissant une quinzaine d’institutions publiques, privées et de la société civile, notamment l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), l’Agence GAbonaise de Développement de l’Economie Verte (AGADEV), The Nature Conservancy, WWF, Wildlife Conservation Society, Rougier SA, Okala, Panthera, la Direction Générale de la Protection de l’Environnement et de la Nature (DGEPN), l’Université Omar BONGO/LAGRAC, Téréa, Brainforest, l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN) et Data Terra.

De la préfaisabilité à l’action

Cet atelier s’inscrit dans la continuité directe de la mission menée au Gabon en mars 2025 dans le cadre de l’initiative One Forest Vision. Cette première phase avait permis d’établir un diagnostic partagé : des infrastructures publiques encore limitées, un besoin de compétences techniques renforcées, une confiance à consolider entre acteurs et l’absence d’un cadre structuré pour le partage des données scientifiques.

Les recommandations formulées à l’issue de cette mission étaient claires : créer un groupe de travail piloté par l’AGEOS, élaborer un catalogue national de métadonnées, structurer une gouvernance fondée sur les principes FAIR et CARE et définir un plan de déploiement d’infrastructures adaptées.

Un peu moins d’un an plus tard, l’atelier de co-construction marque le passage du diagnostic à l’opérationnalisation. En mobilisant l’intelligence collective des institutions gabonaises, il concrétise la volonté de bâtir une infrastructure publique nationale au service de la préservation des forêts et des zones humides.

Concilier data management et politiques publiques environnementales

Comment mieux articuler gestion des données, infrastructures numériques publiques et action environnementale pour préserver les écosystèmes forestiers du Bassin du Congo ? Tel était l’enjeu central de cet atelier, préparé en format accéléré depuis décembre.

Les échanges se sont appuyés sur le diagnostic réalisé en 2025 dans le cadre d’une thèse professionnelle pour l’obtention d’un Global Executive Master of Management de HEC Paris, ainsi que sur l’approche de la « plateforme publique » développée par Laura Létourneau. Structurées en trois séquences collaboratives, les discussions ont permis d’explorer de nouvelles modalités de gouvernance fondées sur la coopération, la participation et la mise en commun des expertises.

Une partie des acteurs pendant la phase d’information.
Une partie des acteurs pendant la phase d’information. © Pearl WINCHESTER

Une gouvernance structurée pour une plateforme nationale

Les échanges ont permis de clarifier une architecture de gouvernance articulée autour d’un comité institutionnel, d’un groupe de travail plénier et de sous-commissions thématiques, notamment dédiées au catalogue de métadonnées

L’AGEOS et l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) ont été identifiées comme institutions ressources clés pour le portage technique et institutionnel du projet

Un consensus fort s’est dégagé en faveur d’un partage encadré des données scientifiques, notamment pour faciliter l’accès aux financements verts internationaux, tout en respectant les principes de souveraineté et de gouvernance nationale

Une avancée stratégique pour le One Forest Vision

Pour le One Forest Vision, cette mission marque une étape décisive. Elle consolide la souveraineté scientifique du Gabon, améliore l’interopérabilité entre institutions et renforce la crédibilité internationale du pays dans la mobilisation de financements climat et biodiversité.

En soutenant cette dynamique collective, OFVi confirme son rôle de catalyseur de coopération scientifique et institutionnelle dans le Bassin du Congo. Ce projet d’envergure internationale contribue à préserver le « cœur vert » de la planète, en structurant durablement la gestion des données au service des forêts et des zones humides.

Un immense merci à l’ensemble des participants pour leur engagement et leurs contributions inspirantes. C’est cette vision collective qui permettra de transformer l’ambition en action.

Les infrastructures publiques de partage de données forestières sont clés, à la croisée de la transition numérique, écologique et du dialogue pour...
Les infrastructures publiques de partage de données forestières sont clés, à la croisée de la transition numérique, écologique et du dialogue pour éclairer les politiques publiques. © Pearl WINCHESTER

Prochaines étapes 

D’ici un mois, organiser la  réunion de la sous-commission “Catalogue de métadonnées” pour lancer l’opérationnalisation du projet;

Continuer à obtenir les noms des points focaux représentatifs des institutions;

D’ici un trimestre, organiser une nouvelle réunion du groupe de travail pour créer les sous-commissions proposées;

A moyen terme, l’organisation d’un séminaire de haut niveau, avec présences de ministres, sur une journée, et avec des séquences de travail, a été discutée, et doit être mise en œuvre.

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